Coup de projecteur : King of Tokyo

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King of Tokyo est un jeu de Richard Garfield, illustré par Benjamin Raynal. Il est sorti en 2011, édité par Iello.

Il est destiné aux 8 ans et + ; pour 2 à 6 joueurs ; pour des parties de 30 à 45 minutes.

thème

Ambiance science-fiction et gros monstres au programme !

Le jeu se passe à Tokyo, où chaque joueur incarne un monstre qui doit devenir le roi de la ville en détruisant ses adversaires. matériel

Un plateau qui représente Tokyo, 8 dés, un paquet de cartes, des plateaux individuels, des figurines de monstres, et des petits cubes « énergie » font de King of Tokyo une boîte bien remplie ! Le matériel est plutôt agréable (les illustrations y sont pour beaucoup) ; malgré cela les figurines en carton s’abîment à la longue, dommage !

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King of Tokyo est basé sur le principe du Yam’s : on lance des dés, on peut en mettre certains de côtés et relancer les autres. Au bout de 3 lancés maximum, on regarde les résultats et on applique l’effet des dés.
Les dés permettent :
– de marquer directement des points de victoires,
– de mettre des baffes aux autres monstres (dans le but de les éliminer),
– de regagner des points de vie,
– de gagner des cubes énergies.

A la fin de son tour, on peut acheter une ou plusieurs cartes avec les cubes énergie récupérés.
Les cartes apportent de nouveaux pouvoirs aux monstres qui leurs permettent d’être plus puissants !
Un peu de hasard avec les dés, mais aussi pas mal de stratégie grâce à nos choix de dés et aux cartes qui peuvent tout changer (ajout de pouvoirs permanents ou actions directs) !

interaction

L’interaction est vraiment présente puisque lorsqu’un adversaire joue, il faut être attentif aux baffes qu’il peut nous mettre !
Il est aussi nécessaire de bien regarder les cartes ; si on manque d’attention, on peut laisser une carte qui fera gagner un monstre adverse !
Et bien sur, pour gagner il faut éliminer les autres ! (ou gagner 20 étoiles avant eux). Il faut sans cesse surveiller où en sont les monstres adverses entre leurs points de vie et leurs étoiles.
Petit bémol, à deux joueurs, le jeu manque clairement d’intérêt ; à six il devient carrément chaotique (voir ingérable) ce qui peut en rebuter certains.

publicLe jeu touche un public assez large. C’est un bon « party-game » à partir de 8 ans qui conviendra aussi aux adultes à la recherche d’un jeu fun et pas trop long.

conclusion

King of Tokyo est le jeu parfait pour ceux qui cherchent un jeu original, fun et qui ne traîne pas en longueur.  A la ludothèque, c’est un jeu très apprécié des ados et pré-ados qui aiment incarner des monstres qui détruisent tout sur leur passage. Un jeu assez facile à sortir avec un groupe d’amis à l’apéro ou en dessert. 😉like

+ Un jeu fun et original : on peut se mettre des baffes (pour de faux), et on s’amuse (pour de vrai).

+ Un thème et des illustrations qui participent grandement au plaisir du jeu,

+ Enfin un jeu où les enfants peuvent gagner sans que les adultes se soient laissés faire !

pas like– La version à 2 joueurs est inintéressante au possible.

– Les figurines de monstres s’abîment un peu à la longue.

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Coup de projecteur : Les bâtisseurs

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Les Bâtisseurs – Moyen Age est un jeu de Frédéric Henry, illustré par Sabrina Miramon et édité par Bombyx. C’est un jeu pour 2 à 4 joueurs de plus de 10 ans pour des parties de 30 minutes environ.

 

thème

Comme son nom l’indique, le jeu se passe au Moyen Age, les joueurs vont devoir recruter des ouvriers pour construire des bâtiments et ainsi gagner des points de victoire. 

matériel

Le matériel du jeu Les Bâtisseurs est extrêmement simple, Nous avons une boîte de jeu embossé, représentatif de l’éditeur Bombyx et de sa gamme Métal. Dedans, nous trouvons des cartes et des pièces. Il y a deux types de cartes, les grandes carrées qui représentent les différents bâtiments à construire et les petites, représentant les ouvriers.

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Pour être construit, un bâtiment demande plusieurs ressources (sur le côté droit de la carte) et comme ce jeu est bien fait, il y a les mêmes ressources à gauche des cartes ouvriers.

mécanique

Dans Les Bâtisseurs, un tour de jeu est très simple, les joueurs ont 3 actions gratuites à faire et peuvent également acheter des actions supplémentaires.

Ils peuvent par exemple, embaucher un nouvel ouvrier, ouvrir un chantier, envoyer un de leurs ouvriers sur un de leurs chantiers ou passer pour récupérer un peu d’argent.

Tout ça parait tellement simple…

Mais tout le sel du jeu arrive, il va falloir optimiser ses coups et gérer ses ouvriers du mieux possible, car sous ses airs de petit jeu de gestion, Les Bâtisseurs est en fait une course à la construction. Les joueurs devront faire attention dans leurs choix de nouveaux chantiers en fonction des compétences de leurs ouvriers déjà acquis.

Et c’est là que les neurones commencent à chauffer, quel coup est le mieux à faire maintenant ? Prendre un ouvrier ? Terminer un chantier ? Ou en ouvrir un nouveau ??

Jusqu’à ce qu’un joueur annonce qu’il a 17 points de victoire !

interaction

Le seul point faible du jeu, à mon sens, est l’interaction. En effet, il n’y a aucune interaction, chaque joueur joue dans son coin pendant 30 minutes.

Bien sûr, après plusieurs parties, on peut faire attention aux besoins des autres joueurs et le prendre avant eux, mais il faut faire attention car, le temps d’embêter l’autre joueur, nos constructions n’avancent pas et on prend du retard…

public

Les Bâtisseurs est un jeu très accessible, il s’explique en 5 minutes et les parties sont rapides (environ 30 minutes), ce qui permet de refaire une partie après une cuisante défaite !

J’ai également envie de dire que c’est un jeu-passerelle car il permet aux plus jeunes de commencer à mettre un pied dans les jeux de gestion et d’optimisation sans les gaver de règles et de détails. Mais il plaît aussi aux joueurs plus confirmés lorsqu’ils manquent de temps pour sortir un jeu plus lourd …

conclusion

Les Bâtisseurs est un vrai bon jeu qui, je pense, va réussir à se démarquer du lot parmi toutes les nouveautés qui ne cessent de sortir.

C’est un jeu rapide, simple mais pas simpliste qui permettra aux plus jeux de découvrir un type de jeu qu’ils ne connaissent pas forcément.

Pour ma part, ce jeu est déjà dans ma ludothèque personnelle et il y restera un bon moment 😉

like

+ Jeu rapide, simple et fluide. Les parties s’enchainent.

+ Très bon jeu-passerelle qui permet de découvrir la gestion de ressources et l’optimisation dans un jeu.

+ Des illustrations très agréables à l’œil et un agencement des informations sur les cartes très intelligent.

+ Une boîte et un matériel de qualité.

pas like

– Une interaction peu ou pas présente.

A la loupe : Les festivals ludiques

Petit tour d’horizon des différents événements ludiques organisés en France et ailleurs.
La plupart de ces festivals ont au moins un point en commun : vouloir rassembler le plus de joueurs autour d’une table – ou plutôt d’un festival.

Le Festival International des Jeux de Cannes :

Une de ses particularités est la remise des prix de l’As d’Or qui récompensent les meilleurs jeux dans 4 catégories différentes. En 2013 par exemple, l’As d’Or dans la catégorie « Jeu de l’année » était Andor.

3 « Off » sont organisés tous les soirs, après la fermeture officielle des portes du festival. C’est un moment privilégié où les auteurs font tester leurs prototypes au public et où ils espèrent attirer l’œil d’un futur éditeur.

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  • Comment ça s’appelle ? Le Festival International des Jeux
  • Ça se passe où ? À Cannes
  • C’est quand ? Aux environs de fin février début mars
  • Ça coûte combien ? 0 €
  • Combien il y a de visiteurs en moyenne ? 174 000

http://www.festivaldesjeux-cannes.com/

Ludinord :

Après le sud, le jeu envahit le Nord ! Fin Mars, durant deux jours et une nuit complète, à Lille, plus de 4000 visiteurs sont accueillis par de nombreux bénévoles.
L’accès au festival est de 3€ par jour, et est gratuit pour les moins de 10 ans.

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  • Comment ça s’appelle ? Ludinord, le festival du jeu et de la création
  • Ça se passe où ? À Lille
  • C’est quand ? aux environs de fin mars
  • Ça coûte combien ? 3 €
  • Combien il y a de visiteurs en moyenne ? 4 000

http://www.ludinord.fr/

Festival Alchimie du Jeu de Toulouse :

La particularité du Festival Alchimie du Jeu est qu’aucun stand promotionnel n’est présent (pas d’éditeurs de jeu, ni de distributeurs, une seule boutique spécialisée).
On salue également la présence de nombreux traducteurs en langue des signes tout au long de l’événement.
Durant 3 jours, le 1er week-end de Mai, l’équipe du festival entièrement formé de bénévoles accueille plus de 13 500 joueurs gratuitement dans une ambiance conviviale.

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  • Comment ça s’appelle ? Festival Alchimie du jeu
  • Ça se passe où ? À Toulouse
  • C’est quand ? début mai
  • Ça coûte combien ? 0 €
  • Combien il y a de visiteurs en moyenne ? 13 000

« Une première pour moi, surement pas la dernière ! Juste un grand bravo pour l’organisation et les sourires des hommes et femmes en orange. A l’année prochaine ! » 

http://toulouse.festivaldujeu.fr/

Paris est ludique

Un des seul festival ludique d’Île de France, qui accueille fin juin des visiteurs toujours plus nombreux. Un pass week-end à 5€ vous permet d’accéder aux différents espaces de jeu, dont celui des « proto » où des auteurs de jeux présentent leurs créations.

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  • Comment ça s’appelle ? Paris est ludique
  • Ça se passe où ? À Paris
  • C’est quand ? fin juin
  • Ça coûte combien ? Gratuit pour les moins de 8 ans, 5€ le weekend pour les plus grands
  • Combien il y a de visiteurs en moyenne ? 6500

« Excellent weekend en votre compagnie, avec un public venu pour jouer, des bénévoles motivés, et de la bonne humeur à revendre. On revient en 2014! »

https://sites.google.com/a/parisestludique.fr/paris-est-ludique-2013/

Festival Ludique Internationale de Parthenay (FLIP)

Le Festival ludique international de Parthenay, dans les Deux-Sèvres (79), envahit la ville durant 10 jours au mois de juillet. 130 000 visijoueurs enthousiastes profitent tous les ans de la forte expérience de la ville qui organisera en 2014 sa 28ème édition !
Un trophée FLIP est décerné tous les ans dans différentes catégories, donnant une grande visibilité aux jeux primés.

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  • Comment ça s’appelle ? Festival ludique international de Parthenay
  • Ça se passe où ? À Parthenay (Deux-Sèvres)
  • C’est quand ? La première quinzaine de Juillet.
  • Ça coûte combien ? 0 €
  • Combien il y a de visiteurs en moyenne ? 130 000

http://www.jeux-festival.com/

Salon du jeu d’Essen

Une exception pour cette fin de liste : je vous présente un salon de jeu qui n’a pas lieu en France mais en Allemagne. Pour les plus mordus d’entre vous, le salon d’Essen peut vous accueillir fin octobre dans un lieu de 48000m² ! C’est un événement que tous les professionnels du jeu attendent, beaucoup d’éditeurs font en sorte de sortir leurs dernière nouveautés à ce moment-là. 150000 visiteurs chaque année se pressent dans ce salon, ce qui fait de lui un des plus grand festival de jeu au monde.

N’hésitez pas à nous partager vos expériences de festivals dans les commentaires ! 

A la loupe : Jouer avec la peur !

Pourquoi as-t-on peur ?

Jouer au Grand méchant loup, écouter des histoires qui donnent la chair de poule, on adore !
Un peu déroutant, non ? Pourtant, cela est essentiel pour grandir !

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Tous les enfants, à un moment où un autre, passent par la peur : peur des monstres, peur du noir, peur de se retrouver seul…

La peur fait partie de l’évolution normale dans le développement mais est source d’anxiété.
Les adultes sont aussi présents pour aider les plus jeunes à les dépasser !
Non seulement ce sentiment est utile, mais il est aussi indispensable : sans la peur, un enfant mettrait sa main dans le feu, escaladerait le balcon ou se précipiterait sur le premier chien venu !
Les peurs peuvent également être positives puisqu’elles participent à l’évolution de l’enfant. Elles l’aident à construire son identité et maîtriser son univers : grandir c’est aussi vaincre ses peurs !

Chez Guignol, c’est toujours le même scénario, les petits spectateurs poussent des hurlements, certains même se mettent à pleurer. Tous pourtant en redemandent ! Entre 3 et 4 ans, les petits aiment bien avoir des frayeurs. C’est un moyen pour eux d’apprivoiser toutes ces multiples peurs et phobies qu’ils éprouvent par ailleurs à cet âge.
Avoir peur… c’est bon pour la santé !

Et le jeu dans tout ça ? 

Le jeu est souvent un bon moyen d’apaiser ses peurs, puisqu’on va pouvoir exprimer tout ce qu’on ressent à travers le jeu. Le jeu, les histoires et les dessins sont des moyens symboliques mais efficaces qui peuvent aider l’enfant à maîtriser ses peurs en gagnant contre des méchants imaginaires. Sinon la peur (ou les autres émotions fortes comme le chagrin, la séparation, etc) peut rester en lui, informe, diffuse, et envahissante.

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Cette peur a besoin d’être apprivoisée et le jeu offre à votre enfant l’occasion de le faire. Il fait partie intégrante de sa vie. Pour son plaisir bien sûr, mais aussi parce que il exprime grâce au jeu toutes sortes d’émotions, parmi lesquelles l’angoisse et la peur ont des places privilégiées.

Entre 3 et 4 ans, il a du mal à mettre des mots sur ce qu’il ressent : en extériorisant ses peurs par le jeu, il apprend à les mettre à distance.

Ensuite les peurs d’être abandonné, perdu, rejeté, dévoré, viendront prendre le relais. Il suffit de voir les histoires que les enfants adorent. Ils aiment les monstres, les loups et les sorcières, ce sont des figures qui englobent leurs peurs diffuses.
En cherchant à se confronter à des scénarios effrayants ou angoissants, l’enfant découvre qu’il peut faire face à ses peurs, les maîtriser, bref qu’il n’est pas du tout dépassé par les événements.

Dans le jeu de cache-cache, il se confronte à l’angoisse de la séparation. Il tente ainsi de maîtriser la peur fondamentale de se retrouver seul. Autre variante : se cacher pour faire peur aux parents. Là, l’angoisse d’abandon est inversée. Quand il joue à Chat, l’enfant apprend à échapper à l’agresseur qui le prive de liberté.

Grâce à tous ces jeux, les enfants apprivoisent leurs peurs en toute sécurité. Il en va de même pour les histoires effrayantes qu’ils aiment écouter confortablement installés dans les bras de papa ou maman ! Et si jamais on a trop peur, on peut toujours dire « pouce » avant de reprendre le fil du récit. Dans le jeu, on est « tout-puissant », aucune raison d’avoir peur !

Et après ?

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A l’adolescence, jouer à se faire peur devient une manière de se familiariser avec une loi implacable : après la vie, il y a la mort. L’attrait des morts vivants et autres zombies se développe pour conjurer cette maudite loi. Certains, à l’adolescence, iront jusqu’à mettre volontairement leur existence en danger.

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Ce plaisir de maîtrise de la peur persiste chez les adultes.

Sinon, comment expliquer ce goût pour les films d’épouvante, les manèges et trains fantômes des fêtes foraines, ou la pratique des sports à risque comme le saut à l’élastique ?

A la ludothèque, un jeu très simple, fait l’unanimité pour son côté effrayant !
Dans le jeu Croc Dog il s’agit de récupérer des os gardés par un chien féroce qui nous bondit dessus lorsqu’on manque de discrétion.
Parents et enfants se font très fréquemment des belles frayeurs avec ce jeu !
Passé l’instant de stupeur, on n’entend que des éclats de rires, et on recommence !

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« Combattre un chien féroce ou une armée de trolls ? Même pas peur, c’est moi le maitre du jeu ! »

A la loupe : Les jeux coopératifs

Les jeux de coopération

Qu’est-ce qu’un jeu coopératif ?
C’est un jeu où les joueurs sont tous ensemble et tentent de vaincre le jeu.
Ils agissent collectivement pour résoudre un problème ou pour remplir un objectif donné.
Les joueurs gagnent ou perdent donc tous ensemble.

Comment se traduit la coopération ?
Il existe plusieurs types de coopération qui modifie les relations entre les joueurs et la manière de jouer.
L’action individuelle : chacun agit seul lors de son tour de jeu, mais le but du jeu est commun et sera atteint grâce à l’ensemble des joueurs.
L’entraide : Chaque joueur peut aider les autres à tout moment ou lorsque son objectif personnel est atteint.
L’action collective : Les joueurs prennent ensemble des décisions pour atteindre l’objectif commun. Les joueurs se conseillent les uns, les autres afin d’élaborer la meilleure stratégie.

Quel est l’intérêt des jeux de coopération ?
Pour les plus jeunes, et parfois même pour les plus grands, il est beaucoup plus facile d’accepter la défaite si l’on n’est pas seul. En effet, la responsabilité de l’échec est partagée entre les joueurs (et parfois le hasard), et la défaite est ainsi moins difficile à accepter.
Dans les jeux coopératifs, lorsqu’on gagne il n’y a pas de perdants ! Tout le monde est vainqueur et aucun joueur ne se sent laissé pour compte.
Ce système de « Tout le monde gagne, ou tout le monde perd » réduit potentiellement l’attraction de la triche. Pourquoi tricher puisqu’on est tous ensemble ?

Contrairement à la majorité des jeux, l’esprit de compétition entre les joueurs est absent ou peu présent. Les joueurs apprennent ainsi à s’entraider, à être solidaire dans les épreuves rencontrées. Les habituels adversaires deviennent des coéquipiers sur qui on peut s’appuyer pour des conseils ou des échanges internes au jeu.

La notion la plus intéressante dans les jeux de coopération réside dans les relations qui se créent entre les joueurs. Dans un jeu collaboratif, les joueurs sont incités à discuter des différentes possibilités qui s’offrent à eux. Il est nécessaire d’être à l’écoute des autres joueurs et d’accepter des opinions ou des stratégies différentes des siennes. La notion de débat est primordiale et fait l’essence du jeu.

Enfin, ce type de jeu se prête souvent facilement au mélange des âges. Quoi de mieux pour jouer en famille qu’un jeu qui permet à chacun d’exprimer ses propres compétences, et où l’âge ne sera pas un frein à l’expérience ludique.

Limite des jeux de coopération :
Un joueur qui maîtrise déjà le jeu ou la stratégie, peut potentiellement prendre la main sur le jeu, et prendre des décisions pour le groupe, et ainsi empêcher chaque joueur de s’exprimer ou de faire des propositions. Cela peut parfois mener à la frustration de certains joueurs qui n’ont pas réellement pu participer aux décisions, ou influer sur le cours du jeu.

Pour certains joueurs, l’absence de compétition et de vainqueur élimine le plaisir du jeu. En effet, certains joueurs trouvent que le plaisir de jouer réside dans la recherche de la victoire, et dans la stratégie à mettre en place pour y parvenir. En ce sens, la coopération peut être frustrante. D’autant plus, si les joueurs perdent et qu’aucun gagnant n’est désigné.

Quelques jeux coopératifs :
 Le verger    
imagesUn des premiers jeux coopératifs, à partir de 3 ans, de 2 à 4 joueurs en 15mn environ.
Les joueurs sont munis de petits paniers et doivent ramasser les fruits du verger avant que le corbeau n’arrive.
Un dé se charge de décider quelle action le joueur doit effectuer (ramasser un fruit ou poser une pièce du puzzle du corbeau). Le hasard est omniprésent mais cela aide les enfants à mieux accepter une éventuelle (mais assez rare) défaite.

Castello del Drago

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Un jeu pour les enfants de 5 ans et +, de 2 à 4 joueurs, en 30mn environ.
Les joueurs vont devoir défendre le château contre les dragons à coup de catapulte.
Les joueurs sont des chevaliers qui vont devoir rejoindre la catapulte en passant par les remparts, avant que les dragons atteignent les portes du château. Du hasard, mais aussi un peu de stratégie et d’anticipation.

 Hanabi

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Un jeu à partir de 10 ans, de 2 à 5 joueurs en 15mn environ.
Dans « Hanabi » vous avez des cartes représentant des feux d’artifice de différentes couleurs et de différentes valeurs. Il va falloir constituer des piles de cartes de même couleur et dans un ordre croissant. L’ennui c’est que vous ne voyez pas vos propres cartes mais uniquement celles de vos coéquipiers. Il va donc falloir œuvrer ensemble pour reconstituer les séries de feux d’artifice, en vous donnant des indices les uns les autres. Un jeu qui fait fonctionner les méninges !

L’île interdite

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Un jeu à partir de 8 ans, de 2 à 4 joueurs, en 30mn environ.
Vous jouez une équipe d’explorateurs qui doit retrouver des trésors sur une ile qui coule au fur et mesure des tours de jeu. Il faut décider ensemble des actions à entreprendre afin de remporter les trésors et de ne pas laisser couler une partie de l’île ou l’un des membres de l’expédition. Une aventure risquée mais immersive, avec la possibilité de modifier la difficulté pour les parties suivantes.

Sources :
Graines de curieux

Alterneduc

Du bon usage des écrans chez les enfants

DU BON USAGE DES ECRANS CHEZ LES ENFANTS

« La règle du 3-6-9-12 »

Face à la montée en puissance des nouvelles technologies, les modes de vie évoluent sans cesse et placent l’enfant au cœur des débats. Quelles relations entretiennent-ils avec les écrans ? Ces derniers jouent-ils un rôle important dans leur développement personnel ? Quelles conduites adopter ? Sensibilisée à ces questions, l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) invite les parents à suivre les conseils du Professeur Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, spécialisé dans les relations jeunes-médias-images et auteur de la règle du 3-6-9-12.

Télévision, ordinateur, jeux vidéo… les recommandations à adopter :

Conseil n° 1 : pas de télévision avant 3 ans, avec discernement après 3 ans.

Les jeunes enfants grandissent aujourd’hui dans des familles où la télévision est souvent allumée, sans que les parents ne se rendent compte que cela perturbe leur développement.

Le temps passé par les bébés devant la télé, y compris les programmes des chaînes qui leur sont spécialement dédiées, les éloigne en effet de la seule activité vraiment utile à leur âge : interagir spontanément avec leur environnement grâce à leurs cinq sens. Jouer, toucher, manipuler les objets, se familiariser avec l’espace en trois dimensions est fondamental pour leur développement.

L’enfant à cet âge a besoin de se percevoir comme acteur. Devant un écran de télévision, il est seul face à une communication sans échange, appauvrissant ses interactions, incité à devenir simple spectateur du monde. Une importante consommation précoce de télévision favorise ultérieurement la passivité.
Si certains parents assurent calmer leur bébé en le plaçant devant la télévision, ce dernier est en fait captivé par le rythme (volontairement) rapide des images, couleurs et sons d’une intensité largement supérieure aux stimulations sensorielles habituelles de la vie quotidienne. Rien n’y fait sens pour lui. Il est intérieurement bouleversé. A l’apparente tranquillité de l’enfant correspond en fait une forte agitation interne, qui peut d’ailleurs se manifester dès que l’écran s’éteint.
Plus tard, les jeunes enfants habitués trop tôt à la télévision peuvent avoir tendance à reproduire les comportements stéréotypés de leur héros sans pour autant prendre du recul sur la situation et apprendre de leurs erreurs comme ils l’auraient fait grâce au jeu autonome.
Il est aussi à craindre que les enfants ne développent une relation d’attachement aux modèles de la télévision semblable à celle qu’ils ont avec les adultes qui les entourent. Ils ne se sentiront sécurisés que si un écran est allumé près d’eux, ou que s’ils possèdent l’objet reproduisant le personnage que leurs programmes habituels mettent en avant : ils se transforment en tyran prescripteurs des achats familiaux.
Aussi les pédiatres recommandent d’éviter au maximum l’exposition à la télévision avant 3 ans, même s’il s’agit d’une chaîne qui leur est spécialement dédiée. Après 3 ans, ils encouragent les parents à impliquer davantage leurs enfants dans le choix du programme, pour une durée préalablement définie par l’adulte et les inciter à une analyse critique face au comportement du personnage télévisé. Ils rappellent également que la télévision ne doit pas investir tous les lieux de vie, en particulier la chambre des enfants.


Conseil n° 2 : pas de console de jeu personnelle avant 6 ans pour favoriser la créativité.
Lors de sa croissance, l’enfant développe son imagination en créant de ses propres mains, notamment par le dessin, le modelage et le jeu avec d’autres.
Il en est tout autrement lorsque l’enfant s’initie trop tôt aux automatismes de la console de jeu, défavorisant ainsi le développement de sa motricité fine et de sa créativité.
Les écrans peuvent être un support occasionnel de jeu en famille, voire d’apprentissages accompagnés, mais à cet âge, jouer seul sur une console personnelle devient rapidement compulsif.

Conseil n ° 3 : Internet accompagné à partir de 9 ans pour préserver son enfant.

Les pédiatres préconisent aux parents d’attendre l’âge de 8/9 ans avant d’initier leur enfant à l’Internet.
Avant de pouvoir naviguer sur la toile, l’enfant doit assimiler certaines notions qui lui seront nécessaires pour éviter les pièges du web. Il existe une vraie fragilité psychologique pour cette tranche d’âge. Seuls les parents sont en mesure de sortir l’enfant du brouillage des repères qu’il risque à cet âge (flou sur les notions de sphère privée – intimité – et publique, entre la réalité et la fiction, de temps, etc.)
L’accompagnement sur le net est essentiel pour que l’enfant intègre trois notions fondamentales :
– tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public,
– tout ce que l’on y met y restera éternellement,
– tout ce que l’on y trouve est sujet à caution : certaines données sont vraies et d’autres fausses.


Conseil n° 4 : Internet seul à partir de 12 ans avec prudence
Le jeune adolescent peut commencer à « surfer » seul sur la toile, à condition d’avoir compris et assimilé les règles précédentes. Néanmoins, il est nécessaire d’adopter certaines règles d’usage, de convenir ensemble d’horaires prédéfinis de navigation, de mettre en place un contrôle parental, et de ne pas laisser l’enfant avoir une connection nocturne illimitée à l’Internet depuis sa chambre.
L’utilisation excessive de l’écran pour le jeu disparaît généralement dès la fin de l’adolescence. Une diminution des relations sociales et des résultats scolaires doit cependant alerter les parents. La mise en place d’une communication familiale sur le contenu des jeux vidéo (et la nature des programmes TV) afin de comprendre au mieux les attitudes de son enfant est indispensable.

Cet article est tiré d’un communiqué de presse de l’AFPA que vous pouvez trouver ici complet :

Du bon usage des écrans